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Bertrand |
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Sommaire > Faire
construire sa maison
Posséder
une maison, neuve de préférence, faite à votre
goût, disposant dun jardin
un rêve
que vous caressez depuis longtemps déjà et
que vous vous apprêtez à réaliser.
Là encore, mieux vaut bien étudier votre
projet avant de vous engager.
Comment trouver un terrain
? • Quels sont
les avantages d’un terrain en lotissement ? • Quelles
précautions
dois-je prendre avant d’acheter un terrain isolé ? • A
quoi sert le certificat d’urbanisme ? • POS
ou PLU : quelle différence
? • Dois-je recourir à un architecte ? • Comment
obtenir le permis de construire ? • Dois-je
m’adresser à un entrepreneur
ou à un constructeur ? • Quels types de
contrat peut-on me proposer ? • Quelles
sont les clauses importantes du contrat de construction de
maison individuelle ? • A quel moment
dois-je payer ma maison ? • A quelles garanties
puis-je prétendre
avec un constructeur de maisons ? • L’assurance dommages-ouvrage, à quoi ça
sert ? • Comment s’effectue la livraison de la maison ? • En
cas de malfaçons, que dois-je faire ? • Une fois la maison
construite, quelles sont mes garanties ?
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Comment
trouver un terrain ? |
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Deux options s’offrent à vous : un terrain
isolé ou un terrain en lotissement. Dans le premier cas,
vous pouvez vous adresser à des agents immobiliers ainsi
qu’à des notaires. Vous pouvez aussi consulter les constructeurs
de maisons qui connaissent bien le marché des terrains à bâtir.
Dans le second cas, vous pouvez, outre les agents immobiliers
et les constructeurs, vous adresser aux aménageurs et aux
lotisseurs de votre secteur.
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Quels
sont les avantages d’un terrain en lotissement
? |
Adresse
utiles :
SNAL (Syndicat
National des aménageurs)
19, rue
du Général Foy
75008 Paris
Tél.
01 42 93 19 53
www.snal.org ou www.snal.fr |
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C’est un terrain dont la
nature du sous-sol est garantie par le lotisseur. Ce professionnel
a pour vocation de créer des terrains à bâtir. Il se charge
d’obtenir l’autorisation de lotir, de diviser le terrain
en parcelles, de les aménager et de les viabiliser. Vous
n’aurez donc pas de problèmes de raccordement aux différents
réseaux, ceux-ci étant inclus dans le prix de vente du terrain.
Le lotisseur se charge d’établir le cahier des charges du
lotissement. Il vous fournira toutes les indications éventuelles
quant à certaines réalisations en sous-sol (garage, cave,
atelier…).
Il peut donc imposer certaines contraintes notamment
en matière de construction, de clôture, de plantations… Avant
de faire votre choix, étudiez bien le règlement du lotissement
et le cahier des charges.
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Quelles
précautions dois-je prendre avant d’acheter un
terrain isolé ? |
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En matière d’achat de terrain
isolé, la prudence s’impose. Même si le terrain ressemble à un
petit coin de paradis, il peut receler de multiples défauts
qui se traduiront ensuite au quotidien par des désagréments.
Les qualités d’un terrain tiennent essentiellement à sa configuration
et à son relief : une forme simple offre plus de possibilités
de construction.
Un sol plat est plus facilement constructible
qu’un sol au relief irrégulier. Si la nature du sous-sol
vous paraît douteuse, demandez une expertise du terrain.
Cette expertise coûte quelques centaines d’euros mais peut
vous éviter des dépenses, plus importantes au moment des
travaux de fondation.
Même si le terrain qui vous intéresse
est viabilisé, c’est-à-dire s’il est raccordé aux différents
réseaux collectifs (eau, assainissement, électricité, gaz,
téléphone), pensez à faire établir un devis pour les différents
branchements aux réseaux, des limites du terrain à la maison.
Enfin, éléments très importants, vous devez vérifier sa constructibilité,
les règles d’urbanisme à respecter dans la commune et les éventuelles
contraintes (servitudes d’utilité publique…) qui pourraient
en limiter l’utilisation. Ces informations sont rassemblées
dans un document administratif appelé certificat d’urbanisme.
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A
quoi sert le certificat d’urbanisme ? |
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Le certificat d’urbanisme
n’indique plus si un terrain est constructible ou non. Il
précise les règles d’urbanisme applicables au terrain, les
limites administratives au droit de propriété, la desserte
en équipements publics existants ou prévus, l’existence ou
non d’un droit de préemption ainsi que les formalités administratives
et les taxes à payer. Mais attention, il ne remplace pas
le permis de construire qui devra obligatoirement être demandé ensuite.
Le certificat d’urbanisme est délivré gratuitement à toute
personne qui en fait la demande (même si elle n’est pas propriétaire
du terrain) par la mairie, la Direction départementale de
l'Equipement (DDE) ou par la Préfecture. Il est en général
délivré dans un délai de deux mois et demeure valable durant
un an.
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POS
ou PLU : quelle différence ? |
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Les POS (Plans d’Occupation
des Sols) qui définissaient les règles générales de construction
et les contraintes d’utilisation des sols n’existent plus.
En effet, la loi du 13 décembre 2000 (loi Solidarité et Renouvellement
Urbain, dite loi SRU) a modifié en profondeur certaines dispositions
du Code de l’Urbanisme.
Depuis le 1er janvier 2002, les schémas
directeurs et avec eux les POS et les PAZ (Plans d’Aménagement
de Zone) ont disparu. Ils ont été remplacés par les Schémas
de Cohérence Territoriales (SCOT), les Plans Locaux d’Urbanisme
(PLU) et les cartes communales.
Le SCOT fixe
et coordonne les projets d’aménagement dans le périmètre
des communes ou des groupements de communes. Il détermine
notamment les espaces et les sites naturels ou urbains à protéger,
subordonne, le cas échéant, la construction de nouveaux quartiers à la
création de dessertes et de transports collectifs, coordonne
les politiques d’urbanisme et d’habitat, ainsi que les implantations
des équipements commerciaux ou économiques.
Pour leur part,
les PLU ont pour vocation
de compléter les SCOT en précisant, comme l’exprimaient auparavant
les POS, les règles générales et les contraintes d’utilisation
des sols. Définis par les conseils municipaux, les PLU fixent
pour chaque zone la nature des activités qui peuvent y être
exercées, l’aspect extérieur et les dimensions des constructions,
la superficie de terrain constructible et les Coefficients
d’Occupation des Sols (COS).
Le COS qui existait dans les
anciens POS est désormais repris dans les PLU et continue
de fixer le rapport du nombre de mètres carrés de plancher
constructible sur la surface totale du terrain que vous avez
choisi. Plus ce coefficient est élevé et plus le terrain
coûte cher. Les PLU doivent également permettre aux municipalités
d’exprimer leurs projets (aménagement et développement de
quartiers, renouvellement de quartiers en difficulté, aménagement
d’espaces publics, protection d’espaces naturels et urbains,
etc.). Les PLU ne peuvent en aucun cas entrer en contradiction
avec les SCOT mais concourir à leur mise en œuvre.
Mais la
loi SRU a également apporté un changement fondamental en
matière de financement des voies et réseaux. En effet, les
communes peuvent instituer une participation des riverains
au financement des équipements nécessaires à la viabilisation
de leur terrain ou à l’aménagement de leur quartier. Elle
s’applique aux propriétaires de parcelles situées à moins
de 80 m d’une nouvelle voie. Elle est calculée au prorata
de la superficie des terrains.
Cela étant, les dépenses pouvant
donner lieu à participation ont été clairement définies par
le législateur. Il s’agit des frais liés à la construction
ou à l’aménagement d’une nouvelle voie et des frais liés à l’extension
des réseaux (éclairage public, écoulement des eaux pluviales,
réseau d’assainissement, adduction d’eau potable, extension
des réseaux d’électricité et de gaz).
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Dois-je
recourir à un architecte ? |
* SHON (Surface Hors d’Œuvre Nette) : surface de plancher
d'une construction obtenue sans tenir compte des combles et
des sous-sols non aménageables pour l'habitation, les toitures-terrasses,
les balcons et les parties non closes au rez-dechaussée, les
bâtiments aménagés en vue du stationnement des véhicules… |
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Même si son intervention
n’est obligatoire qu’au-delà d’une surface hors œuvre nette
(SHON*) de 170 m2, vous avez tout intérêt à faire appel à son
savoir-faire.
Par ses compétences, l’architecte mettra en
valeur la maison que vous projetez, même si celle-ci est
d’architecture relativement simple. Il ne se limitera pas à dessiner
des plans, mais prendra en compte votre façon de vivre, votre
budget, vous conseillera dans le choix des techniques et
des matériaux, dans la sélection des entreprises et dans
le suivi des travaux. Ses honoraires sont libres et dépendent
de la mission qui lui est confiée. Ils peuvent être négociés
forfaitairement ou au pourcentage du montant des travaux
(entre 7 et 12 %).
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Comment
obtenir le permis de construire ? |
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Il faut en faire la demande
auprès de la mairie. Cette formalité est un véritable casse-tête
chinois car elle nécessite la constitution d’un volumineux
dossier en quatre exemplaires (sur un imprimé spécial à retirer à la
mairie). De nombreux documents sont à fournir : plan de situation
du terrain, plan masse, plan de la maison, etc., l’ensemble
devant être déposé contre récépissé ou envoyé en recommandé avec
accusé de réception en mairie. Autant dire que cette étape
nécessite quelques connaissances en la matière. Raison de
plus pour confier cette formalité à un professionnel, par
exemple l’architecte qui réalisera vos plans ou le constructeur
de maisons individuelles. En général, pour un projet simple,
le permis de construire est délivré dans un délai de deux
mois et a une durée de validité de deux ans.
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Dois-je
m’adresser à un entrepreneur ou à un constructeur
? |
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Si vous désirez mener de
bout en bout votre construction, entrepreneurs et artisans
locaux sont tout à fait adaptés. Si vous souhaitez au contraire
que ce soit le professionnel qui s’occupe de tout, préférez
un constructeur de maisons individuelles. Dans ce cas, renseignez-vous
auprès de l’UNCMI (Union Nationale des Constructeurs de Maisons
Individuelles) qui peut vous fournir une liste des constructeurs
opérant dans votre région. Quel que soit votre choix, l’important
est de vérifier le sérieux et les garanties du professionnel
pressenti. N’hésitez pas à contacter plusieurs entrepreneurs
ou constructeurs et à juger sur pièces, par exemple, en visitant
quelques chantiers déjà réalisés ou en cours. Ainsi, vous
aurez une bonne idée des techniques et des matériaux utilisés,
de même que des prestations offertes. Interrogez les occupants
pour vous assurer qu’ils sont satisfaits de leur maison.
Vérifiez aussi que l’entreprise dispose d’une assurance de
responsabilité professionnelle et d’une garantie décennale
vous permettant, le cas échéant, de vous retourner contre
elle en cas de vices de construction ou de malfaçons.
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Quels
types de contrat peut-on me proposer ? |
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Tout dépend de la formule
choisie. Si vous décidez de diriger vous-même le chantier
et de faire appel aux différents corps de métier nécessaires,
vous devez signer avec chacun des artisans un
contrat d’entreprise lot par lot. Attention,
ce type de contrat ne fait pas l’objet d’une réglementation
spécifique. Il est librement négocié entre l’artisan et vous-même.
Veillez à ce qu’il comprenne le maximum d’informations :
notamment nature et coût des travaux, nature des matériaux
employés, modalités de paiement, délais d’exécution, pénalités
en cas de non-respect de ces délais.
Ce contrat est néanmoins
soumis aux dispositions de la loi Scrivener sur la protection
de l’emprunteur : il doit obligatoirement comprendre - si
vous empruntez bien sûr - une clause suspensive d’obtention
des prêts destinés au financement de la construction.
Si vous fournissez, vous-même, les plans de la maison et
déléguez au moins la construction du gros œuvre, du hors
d’eau et du hors d’air (murs, toiture, huisseries et vitres…) à un
seul entrepreneur (le reste étant éventuellement confié à divers
artisans dans le cadre de contrats lot par lot), vous signerez un
contrat de construction sans fourniture de plan. Dans
ce cas, ne vous engagez qu’après l’obtention du permis de
construire, ou à tout le moins, introduisez une clause selon
laquelle le contrat ne sera définitif qu’après la délivrance
du permis.
Une fois le contrat signé et envoyé en lettre
recommandée avec accusé de réception, vous disposez de sept
jours pour réfléchir et revenir éventuellement sur votre
décision. Ce document contient les informations suivantes
: désignation du terrain, description des travaux, prix et échelonnement
des paiements, conditions et limites de révision, délai d’exécution
des travaux, références de l’attestation de la garantie de
livraison de l’entrepreneur. Le contrat de construction sans
fourniture de plan bénéficie en effet de certaines garanties
: la garantie de livraison à prix et délais convenus ainsi
que la garantie décennale.
Si vous passez par un constructeur de maisons individuelles,
vous choisirez votre maison parmi les différents modèles
de son catalogue. Il vous fournira donc les plans et construira
la maison. Avec lui, vous signerez un
contrat de construction avec fourniture de plans.
C’est de loin le plus réglementé et le plus protecteur pour
vous. La loi du 19 décembre 1990 oblige, en effet, le constructeur
qui se charge des plans et de la construction de la maison à respecter
les clauses du contrat de construction de maison individuelle
(CCMI).
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Quelles
sont les clauses importantes du contrat de construction
de maison individuelle ? |
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Dans ce contrat, figurent
: la désignation du terrain, une description complète de
la maison, son prix forfaitaire ainsi que le coût des travaux
restant éventuellement à votre charge, les modalités de révision
du prix s’il y a lieu, le délai de livraison, les modalités
de règlement. Le descriptif de la maison, les plans et perspectives
détaillant la nature de la construction, le nombre de pièces
et de dépendances, leur superficie, les équipements intérieurs
et extérieurs, sont annexés au contrat ainsi que l’attestation
de la garantie de livraison.Vous disposez de sept jours pour
changer d’avis. Au-delà, vous ne pouvez vous désister qu’en
cas de non-obtention du permis de construire ou des prêts
nécessaires au financement, ou encore de non-souscription
par votre constructeur des assurances obligatoires.
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A
quel moment dois-je payer ma maison ? |
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Le paiement de votre maison
s’effectuera obligatoirement selon un échelonnement. Vos
versements ne pourront excéder (en cumul) :
- 5 % du prix à la signature du contrat (3% si le constructeur
ne justifie pas de la garantie de remboursement qui est
facultative) ;
- 10 % au moment de l’obtention du permis de construire
;
- 15 % à l’ouverture du chantier ;
- 25 % à l’achèvement des fondations ;
- 40 % à l’achèvement des murs ;
- 60 % à la mise hors d’eau ;
- 75 % à l’achèvement des cloisons ;
- 95 % à l’achèvement des travaux d’équipement.
- Les 5 % restants sont payables à la remise des clés,
sauf si vous émettez des réserves.
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A
quelles garanties puis-je prétendre avec un constructeur
de maisons ? |
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Le constructeur de maisons individuelles
est tenu de vous fournir une garantie de livraison à prix et délais
convenus qui vous protège en cas de défaillance de sa part.
Pour cela, il doit obtenir la caution d’un établissement financier,
qui se substituera à lui en cas de problème et sera alors chargé d’achever
votre maison en prenant à sa charge les éventuels surcoûts
occasionnés (dans la limite de 5 % du prix total de la maison).
Attention : ne confondez pas la garantie
de livraison avec la garantie de remboursement. Cette dernière peut parfaitement
vous être proposé par votre constructeur. Mais sachez qu’elle
est facultative. Elle vous assure le remboursement intégral
des sommes versées avant l’ouverture du chantier si les clauses
suspensives prévues au contrat ne sont pas réalisées ; par
exemple, si vous vous rétractez dans le délai de sept jours
qui suit la réception du contrat ou encore en cas de non-ouverture
du chantier. Si votre constructeur justifie de cette garantie,
il peut exiger 5 % du prix de la maison à la signature du
contrat (3 % seulement sans cette garantie).
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L’assurance
dommages-ouvrage, à quoi ça sert ? |
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Cette assurance, obligatoire,
couvre le risque décennal de la construction, c’est-à-dire,
la réparation des dommages relevant de la garantie décennale,
et cela en dehors de toute recherche de responsabilité.
En
tant que particulier faisant construire sa maison et agissant
en qualité de maître d’ouvrage, vous devez dans tous les
cas la souscrire. Même si le défaut d’assurance n’entraîne
pas de sanction à votre encontre, vous vous exposez à des
difficultés importantes en cas de dommages rendant la maison
inhabitable ou nuisant à son occupation. En outre, si vous
revendez votre logement avant l’expiration du délai de 10
ans de l’assurance-dommage, vous vous exposez à une minoration
du prix de votre logement.
Car le notaire a l’obligation
de préciser dans l’acte le défaut d’assurance, ce qui n’est
généralement pas du goût de l’acquéreur qui peut ainsi être
tenté de négocier une diminution de prix. Si vous passez
par un constructeur, sachez que celui-ci n’est pas tenu de
s’assurer au titre de l’assurance dommages-ouvrage mais uniquement
pour sa responsabilité professionnelle. La plupart des constructeurs
proposent cependant des contrats "groupe" souvent inclus
dans le prix total de la maison. Dans ce cas, le contrat
de construction devra mentionner les références de l’assurance.
Si vous passez par un entrepreneur dans le cadre d’un contrat
d’entreprise lot par lot, vous aurez peut-être des difficultés à trouver
une compagnie qui accepte de vous assurer. Elles sont en
effet assez réticentes à couvrir les risques liés à la
construction de maisons individuelles.
Si vous subissez un refus, sachez
que vous pouvez vous adresser au Bureau Central de Tarification
(BCT) qui peut non seulement désigner un assureur mais aussi
fixer le montant de la prime. Pour saisir le BCT, une procédure
précise doit être respectée ; vous pouvez le contacter pour
obtenir un dossier de demande d’assurance dommages-ouvrage
(11, rue de la Rochefoucauld 75009 Paris, tél. 01 53 32
24 80).
L’assurance dommages-ouvrage prend effet un an après la
réception de la maison (c’est-à-dire à l’expiration de la
garantie de parfait achèvement) et se termine dix ans plus
tard.
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Comment
s’effectue la livraison de la maison ? |
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C’est le constructeur qui
fixe la date de réception. Vous avez la possibilité de vous
faire assister par un professionnel, un architecte par exemple.
En effet, vous devez constater l’achèvement et la conformité de
la maison au contrat que vous avez signé et aux documents
qui vous ont été remis (plans, devis, notice descriptive).
Il est indispensable de tout vérifier à l’intérieur comme à l’extérieur
: prestations et qualité fournies pour les divers éléments,
bon fonctionnement des portes et fenêtres, de la robinetterie,
des sanitaires, de la chaudière, des radiateurs, de l’installation électrique… Autant
dire que vous devez avoir l’œil et que l’aide d’un professionnel
est toujours la bienvenue !
Si vous ne constatez aucune anomalie, vous acceptez la
livraison de votre maison sans réserves.
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En
cas de malfaçons, que dois-je faire ? |
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Si vous détectez des malfaçons,
vous les inscrirez dans le procès- verbal de réception et
fixerez par écrit avec le constructeur (ou l’entrepreneur)
le délai dans lequel les travaux de réparation seront effectués.
Si, à l’expiration de ce délai, les travaux n’ont pas été réalisés,
vous devrez vous adresser à l’établissement qui a accordé sa
garantie de livraison à prix et délai convenus. Les effets
de cette garantie cessent dès la levée des réserves. Si vous
constatez de graves anomalies, vous pourrez refuser de prendre
possession de la maison ou bien l’occuper en consignant les
5 % du prix restant à régler. Le constructeur ne peut s’opposer à la
remise des clés sauf si l’occupation de la maison présente
un danger pour votre famille ou qu’elle entrave la bonne
marche des travaux.
Lors de la réception, il se peut encore que les travaux ne
soient pas complètement terminés. Dans ce cas, vous pouvez
refuser la réception et vous mettre d’accord avec le constructeur
sur un nouveau délai d’achèvement des travaux. Si celui-ci
conteste votre refus et que le délai de construction de la
maison est dépassé, vous devez en informer l’établissement
qui s’est porté garant de la livraison à prix et délai
convenus.
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Une
fois la maison construite, quelles sont mes garanties
? |
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Comme pour l’achat d’un
appartement neuf, la phase de réception constitue le point
de départ des garanties qui vous protègent :
- la garantie de parfait achèvement ;
- la garantie de bon fonctionnement ;
- la garantie décennale (voir chapitre “acheter un logement
neuf”).
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