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Bertrand |
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Sommaire > Acheter
un logement pour le louer
Investir dans un
logement destiné à la location offre un
certain nombre d’avantages, ne serait-ce qu’au
niveau patrimonial. Ce type de placement peut également
générer de bons rendements, d’autant
qu’il existe aujourd’hui une pénurie
locative dans la plupart des grandes agglomérations
et que certains dispositifs fiscaux s’avèrent
tout à fait intéressants, même si
vous n’êtes pas un contribuable fortuné.
Comment choisir le logement
? • Acheter un petit ou un grand logement
? • Acheter du neuf ou de l’ancien ? • Comment
fonctionne le nouveau dispositif Robien ? • Qu’est-ce
que le régime Lienemann ? • Que devient
le régime Besson ? • Quels sont les avantages
du régime micro foncier ?
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Comment
choisir le logement ? |
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L’intérêt de l’acquisition d’une résidence
destinée à être louée est conditionné par deux éléments
fondamentaux : son emplacement et la demande
locative.
De ces deux éléments dépendent le niveau des loyers – et
donc des revenus – ainsi que la valorisation du bien acquis.
La proximité d’un centre ville, des transports en commun,
la présence de commerces et d’équipements indispensables à la
vie quotidienne de votre futur locataire, constituent donc
des éléments primordiaux.
Bref, quand on achète pour louer,
il faut le faire comme pour soi.
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Acheter
un petit ou un grand logement ? |
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Tout est affaire de stratégie
patrimoniale. En achetant un petit logement, vous visez une
rentabilité immédiate et optimale. Attention : dans de nombreuses
villes, les dispositifs d’incitation à l’investissement locatif
qui se sont succédé depuis une vingtaine d’années ont souvent
encouragé la construction de petites surfaces dont la surabondance,
dans certains secteurs, pèse sur les loyers et sur les conditions
de revente.
En revanche, l’acquisition d’un logement familial s’adresse à une clientèle par définition plus stable. Si
vous adoptez cette stratégie, vous sacrifierez sans doute
un peu de rentabilité mais miserez sur une meilleure valorisation à terme
de votre capital. Car partout, les grands appartements font
défaut.
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Acheter
du neuf ou de l’ancien ? |
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Là encore, tout dépend
de l’objectif visé. Il est certain que la fiscalité actuelle
est plus favorable aux logements neufs
.
En revanche, leurs
prix sont plus élevés que ceux de l’ancien.
Par ailleurs,
comme pour une voiture, le logement neuf commence par perdre
de la valeur en passant, dès son premier jour d’occupation,
du marché du neuf à celui de seconde main.
Il reste qu’un
logement neuf nécessite moins d’entretien et de réparations pendant de nombreuses années : plus de confort et d’équipements,
donc une meilleure possibilité locative et une meilleure
chance de plus-value à terme.
Dans l’ancien, on trouve plus
facilement des logements bien placés, en centre ville par
exemple. Mais il faut privilégier la qualité du bâti afin
d’éviter trop de dépenses travaux.
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Comment
fonctionne le nouveau dispositif Robien ? |
Dispositif
Robien dans le neuf
Plafonds mensuels
par m2 de surface utile *
Zone A - 19,19€
Agglomération Paris- Ile-de-France, Côte d’Azur, Pays
Genevois français
Zone B - 13,30 € Agglomération
de plus de 50 000 habitants, communes chères situées
aux franges de l’agglomération parisienne et dans
les zones frontalières ou littorales
Zone C -
9,59 €
Reste du territoire
* La surface
utile correspond à la surface habitable augmentée,
dans la limite de 8 m2, de la moitié des surfaces
annexes réservées exclusivement à l’usage de l’occupant
et dont la hauteur sous plafond est au moins égale à 1,80
m. |
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Si
vous investissez dans un bien neuf ou réhabilité (c’est-àdire
de l’ancien “non décent” remis au normes de confort actuel),
vous vous engagez à louer le logement nu, pendant au
moins 9 ans, en respectant le plafond de loyer réglementaire
(voir encadré). La location doit servir de résidence
principale du locataire qui peut être un de vos ascendants
ou descendants. Ce locataire n’est plus soumis depuis
le 3 avril 2003 a des plafonds de ressources.
En contrepartie
de votre engagement, vous bénéficiez d’avantages fiscaux
non négligeables. Pendant les cinq premières années,
vous pouvez déduire (on utilise le terme “amortir”) chaque
année 8 % du prix d’achat du total des loyers encaissés
dans l’année, puis 2,5 % par an les quatre années suivantes.
Vous avez même la possibilité de proroger l’amortissement
pendant six années supplémentaires, à raison de 2,5 %
par an.
A cet avantage fiscal viennent s’ajouter d’autres
déductions : la déduction forfaitaire (6 % des revenus
fonciers dans ce cas, contre 14 % dans le régime général),
les charges et frais de gestion, la taxe foncière et
surtout les intérêts d’emprunt
Un tel cumul débouche,
en principe, sur un total de charges supérieur aux rentrées
locatives. Il en résulte un déficit foncier qui est alors
imputable sur votre revenu global, dans la limite de
10 700 €/an. Attention, la part du déficit foncier qui
provient des intérêts d’emprunt n’est pas imputable sur
le revenu global mais sur les revenus fonciers des dix
années suivantes, à l’instar de la part des déficits
supérieurs à 10 700 €.
Si vous investissez
dans un logement ancien traditionnel (ne nécessitant
pas de travaux importants de réhabilitation), c’est le
dispositif Besson dans l’ancien qui perdure, mais avec
des plafonds de loyer revus à la hausse. L’avantage fiscal
se traduira par une déduction forfaitaire sur vos revenus
fonciers de 40 % (25 % avant 2003), en contrepartie d’un
engagement de location d’au moins 6 ans en tant que résidence
principale du locataire
.
Attention : si vous louez à un
de vos parents ou à un de vos enfants (au bout de 3 ans
et pour 9 ans maximum), l’avantage fiscal majoré sera
suspendu et vous reviendrez au régime de droit commun,
soit 14 %. L’avantage fiscal reprend lorsque le bien
est remis à la location, aux conditions requises de loyer
et de ressources du locataire.
Les contraintes de l’ancien
dispositif Besson doivent être respectées. Ainsi, le
choix du locataire est soumis à des critères de ressources
en fonction de la composition du foyer et de la localisation
du bien.
Ces plafonds de ressources sont calculés à partir
du revenu net imposable de l’avant dernière année précédant
la date de signature du bail. Autrement dit, si vous
louez en 2005, le revenu à retenir sera celui figurant
sur l’avis d’imposition des revenus 2003. A titre d’exemple,
les revenus d’un couple avec deux enfants doivent être
compris entre 40274 et 65808€ selon le secteur d’habitation.
Les loyers mensuels sont également plafonnés selon la
localisation géographique. Pour 2005, ils oscillent entre
7,25 et 15,34€.
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Qu’est-ce
que le régime Robien "très social" ou régime Borloo
? |
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Vous pouvez cumuler le dispositif de l’amortissement “Robien”
avec une déduction forfaitaire majorée (40 % au lieu de 6 %) sous
certaines conditions :
- logement loués à un organisme agréé et mis à la disposition
de personnes défavorisées (ni membres du foyer fiscal,
ni ascendant ou descendant),
- biens acquis à compter du 1er janvier 2005,
-
- logements neufs, locaux affectés à un autre usage et transformés
en logement, logements non décents réhabilités (travaux
selon décret du 30 janvier 2002) en vue de satisfaire aux performances
techniques voisines du “neuf”,
- il existe des conditions de ressources du locataire (décrets à
paraître).
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Que devient
le dispositif Besson ? |
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Le régime Besson est encore
d’actualité pour ceux qui ont investi dans le neuf avant
le 3 avril 2003. Au-delà de cette date, c’est le dispositif
Robien qui lui succède. Rappelons que ce dispositif offrait
le même avantage fiscal, soit 8 % par an pendant les 5 premières
années et 2,5 % pendant les 4 années suivantes, mais il était
assorti de contraintes plus importantes en matière de loyers
et de ressources des locataires. Pour ce qui est de l’ancien
traditionnel, le dispositif perdure au sein du dispositif
Robien (40 % d’abattement) tel que décrit précédemment.
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Quels
sont les avantages du régime micro foncier ? |
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Tout d’abord, précisons
que vous relevez d’emblée de ce régime si vos revenus fonciers
n’excèdent pas 15 000 €/an. Concrètement, il s’agit d’un
régime d’imposition simplifié par lequel vous êtes dispensé de
rédiger la fameuse déclaration 2044. Il vous suffit de porter
sur l’imprimé 2042 le montant de vos loyers bruts, sur lesquels
le fisc applique d’office un abattement de 40 % au titre
de vos charges (contre 14 % dans le droit commun).
Ce régime
s’adresse aux petits propriétaires bailleurs privés qui gèrent,
eux-mêmes, leur bien. Si vous sou haitez conserver une certaine
liberté de manœuvre dans l’utilisation de votre logement,
c’est la solution idéale. Car hormis l’obligation de respecter
le plafond de 15 000 €, vous n’avez pas de contraintes particulières.
En outre, les 40 % de déduction s’avèrent souvent supérieurs à ce
qu’une déduction de charges réelles aurait autorisé. Encore
faut-il que les frais liés au logement soient peu élevés
(pas trop de travaux, des charges de copropriété peu élevées…).
Car il vous sera impossible, comme dans le régime réel, de
déduire les intérêts d’emprunt, la taxe foncière ou encore
les honoraires de gestion du bien par un professionnel.
Et
si vous pouvez revenir au régime réel, sachez que vous ne
pourrez à nouveau bénéficier du micro foncier qu’au bout
de trois années (cinq années avant 2003).
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