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Sommaire > Acheter
un logement ancien
Maison ou
appartement, votre choix se porte sur de l’ancien
avec ou sans travaux. Plusieurs visites sont nécessaires à des
heures différentes de la journée pour juger
de l’état du logement, de son exposition,
de son ensoleillement. Si vous vous décidez, sachez
que, depuis le 1er juin 2001, vous bénéficiez
d’un délai de 7 jours pour revenir sur votre
décision d’achat. Ce droit auparavant réservé à la
construction et à l’achat d’un logement
neuf (ce que nous expliquons quelques pages plus loin)
a, en effet, été étendu par la loi
SRU à l’acquisition d’un logement
ancien.
Comment évaluer la qualité du
logement ?
Qui peut réaliser une
expertise ? Comment puis-je vérifier la superficie
du logement ? Termites, plomb, amiante
: quelles sont les obligations du vendeur ? En
copropriété,
comment puis-je évaluer les charges ? Quel
avant contrat dois-je signer pour réserver le logement
? Quelles sont
les clauses qui doivent figurer dans lavant-contrat
? Ai-je le droit de me rétracter ? Quel
est le montant de la commission dagence et qui doit
la payer ? A quel moment intervient
la vente définitive
chez le notaire ? A combien sélèvent
les frais de notaire ? Si
je réalise
des travaux, puis-je obtenir des aides ?
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Comment évaluer
la qualité du logement ?
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Si vous n’avez pas quelques notions en la matière, évaluer
la qualité de votre futur logement ne sera pas chose aisée.
Car, lors de la visite, il vous faudra vérifier l’état du
gros œuvre et des différents équipements : toiture, charpente,
murs, planchers et plafonds, chauffage, sanitaires et installation
électrique.
N’oubliez pas que les travaux de réfection coûtent
cher. S’il s’agit d’un immeuble collectif, la date du dernier
ravalement ou des travaux d’étanchéité des toitures par
exemple vous sera utile. Inspectez aussi l’état de la chaudière
et contrôlez sa date d’installation.
La tâche étant pour
le moins complexe, vous avez tout intérêt à vous faire assister
par un véritable professionnel du bâtiment.
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Qui peut réaliser
une expertise ?
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Certains professionnels du bâtiment peuvent
effectuer cette expertise. Ainsi, vous pouvez faire appel à un géomètre-expert.
C’est un spécialiste des plans et des documents topographiques
mais aussi des diagnostics immobiliers.
Vous pouvez aussi
faire réaliser un diagnostic complet et fiable par un architecte.
Celui-ici peut procéder à une expertise technique du logement
en examinant chaque élément important (charpente, murs,
planchers,
équipement, isolation…). Il peut aussi effectuer une évaluation
du coût des travaux à prévoir, ce qui permet, le cas échéant,
de négocier le prix du logement avec le vendeur. Il peut également
mesurer la surface du logement. Une façon simple et claire
de vérifier la superficie annoncée par le vendeur.
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Adresse utiles :
Pour connaître les modalités
d’un diagnostic immobilier, vous pouvez contacter :
Association pour le Diagnostic
Immobilier de l’Architecte (A. DIA),
Tél. 02 47 42 19 92
www.adia.org
le Collège National des Experts
Architectes Français (CNEAF)
110, boulevard de Grenelle, 75015 Paris
Tél. 01 40 59 41 96
www.cneaf.fr
pour une intervention à titre libéral.
l’Ordre des Géomètres-Experts
40, avenue Hoche 75008 Paris
Tél. 01 53 83 88 00
www.geometre-expert.fr
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Comment
puis-je vérifier la superficie du logement ?
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Un conseil
La Loi Carrez
n’impose pas au
vendeur de recourir à l’intervention d’un professionnel
pour mesurer le bien. Pour être sûr de la superficie,
vous avez donc intérêt à faire appel à un architecte
ou à un géomètre- expert.
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Aujourd’hui, la loi vous protège. En effet, la loi Carrez
du 18 décembre 1996 a rendu obligatoire la mention de la superficie
exacte d’un logement en copropriété dans toute promesse ou
compromis de vente, ainsi que dans l’acte d’achat lui-même.
La surface à prendre en compte est celle des planchers, clos
et couverts, après déduction des surfaces occupées par les
murs, cloisons, marches et cages d’escalier, gaines, embrasures
de portes et de fenêtres. Cette surface ne tient pas compte
des planchers des parties où la hauteur sous-plafond est inférieure
à 1,80 m. Sont également exclues les surfaces des caves, garages
et parkings, ainsi que celles des petits locaux annexes (débarras,
WC sur le palier) si leur surface est inférieure à 8 m2.
Si
la surface, telle qu’elle est définie ici, n’est pas mentionnée
dans ces documents, vous aurez la possibilité d’invoquer la
nullité de la vente dans un délai d’un mois après la signature
de l’acte authentique définitif. Vous pourrez aussi, si la
surface du logement mentionnée dans l’acte est surévaluée
de plus de 5 %, demander une diminution du prix de vente en
saisissant le Tribunal de grande instance.
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Termites,
plomb, amiante : quelles sont les obligations du
vendeur ?
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Si vous achetez un logement ancien, votre vendeur est tenu,
avant de vous céder son bien, de lui faire subir un véritable
diagnostic santé visant à détecter les termites, la présence
de plomb et d’amiante.
En matière de termites, il
doit fournir un état parasitaire datant de moins de trois
mois, réalisé par un professionnel qualifié et indépendant,
en cas de vente d’un bien bâti (appartement ou maison) situé
dans une zone à risque délimitée par arrêté préfectoral.
Pour lutter contre le saturnisme, un état de risques
d’accessibilité au plomb doit être annexé au contrat de vente
dès lors que l’immeuble a été construit avant 1948 et qu’il
se situe dans une zone à risque. Cet état doit dater de moins
d’un an lors de la vente.
Quant à l’amiante,
la loi fixe l’obligation d’annexer à tout avant-contrat
(promesse, compromis…) un constat mentionnant la présence
ou l’absence d’amiante dans les matériaux qui ont servi à
la construction du logement (immeuble collectif ou maison
individuelle) dès lors que le permis de construire a été délivré
avant le 1er juillet 1997. Il est à noter qu’en l’absence
d’un tel constat, vous pouvez, en tant qu’acquéreur, demander
la nullité de la vente sur la base des vices cachés.
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En copropriété,
comment puis-je évaluer les charges ?
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En vous informant auprès du propriétaire bien sûr. Mais rien
ne vaut le règlement de copropriété pour vous faire une idée
de ce qui vous incombe. Ce document définit les parties communes
et privatives de l’immeuble, leurs conditions d’utilisation.
Il précise également le mode de répartition des charges entre
les différents copropriétaires.
Informez-vous du montant des
appels de charges sur les deux derniers exercices ; lisez
le procès-verbal de la dernière assemblée générale qui renseigne
sur les recettes et dépenses du précédent exercice ainsi que
sur le budget de l’exercice en cours et les prévisions du
prochain exercice.
Vérifiez aussi la nature et le montant
des travaux votés par la copropriété.
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Quel avant-contrat
dois-je signer pour réserver le logement ?
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Un conseil
Ne versez pas
d’argent directement
au vendeur. Déposez le plutôt chez un notaire ou un
agent immobilier. En cas d’application d’une clause
suspensive du contrat, il vous sera plus facile de
récupérer les
fonds versés.
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La promesse unilatérale de vente constitue
le type d’avant contrat
le plus fréquemment proposé. Il existe aussi la promesse
d’achat
et le compromis de vente dont les conséquences ne sont pas
tout à fait les mêmes.
Par la promesse unilatérale de vente,
le propriétaire vous donne une option sur son bien,
à un prix défini et pour une durée limitée. Votre signature
ne veut pas dire que vous vous portez acquéreur mais que vous
acceptez les conditions stipulées dans l’acte.
Pour autant,
ne pensez pas bénéficier d’une totale liberté. Certes, vous
n’êtes pas encore complètement engagé mais si vous renoncez
à acheter, le vendeur sera autorisé à conserver, à titre d’indemnisation,
les sommes que vous aurez versées (en général 10 % du prix
du bien). De son côté, le vendeur est tenu de respecter les
conditions contenues dans l’avant-contrat.
Si vous déclarez
acquérir le bien à l’expiration du délai d’option, la vente
sera réputée conclue, il deviendra alors impossible de vous
rétracter. Si le propriétaire ou vous même refusez de vous
présenter devant le notaire pour signer l’acte définitif,
le tribunal de Grande Instance sera compétent pour constater
la vente. Le jugement aura alors valeur d’acte notarié.
La
promesse unilatérale d’achat, pour sa part, vous
engage (mais pas le vendeur...) pour un certain temps et mentionne
le prix auquel vous êtes disposé à conclure l’affaire. Le
délai inscrit sur l’acte permet au vendeur de se donner du
recul, le temps par exemple de trouver un autre acheteur lui
offrant un meilleur prix. A la date convenue dans la promesse
unilatérale d’achat, si le vendeur accepte vos conditions,
vous ne pourrez plus vous dédire.
Enfin, le compromis de vente
(ou promesse synallagmatique) est un acte qui vous engage,
vous et votre vendeur, de la même façon. La vente est alors
quasiment définitive et ne peut être différée que pour des
raisons clairement indiquées dans l’acte. Les 10 % versés
à la signature constituent un acompte définitif sur le prix.
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Quelles
sont les clauses qui doivent figurer dans lavant-contrat
?
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Outre la désignation du vendeur, du bien, de sa superficie
et de son prix, un certain nombre de clauses peuvent être
insérées dans tout avant-contrat. Il s’agit de conditions
suspensives qui, lorsqu’elles ne se réalisent pas, entraînent
automatiquement l’annulation des engagements des parties.
Veillez à ce que les clauses suivantes soient présentes :
-
La clause suspensive d’obtention
des prêts doit figurer
dans l’avant-contrat. Elle est valable un mois minimum.
Si elle n’est pas mentionnée, l’avant-contrat est tout de
même réputé avoir été conclu sous cette condition suspensive.
Elle vous permet de renoncer purement et simplement à l’achat
si un seul des prêts nécessaires au financement (pour peu
qu’il soit supérieur à 10 % de la somme globale) n’est
pas obtenu.
-
Une autre clause subordonne la vente à la délivrance
d’un certificat d’urbanisme ne révélant aucune charge ou
servitude administrative de nature à restreindre le droit
de propriété ou de jouissance.
-
D’autres clauses peuvent encore être inscrites : obtention
du permis de construire si vous envisagez, par exemple,
des travaux qui le nécessitent dans l’appartement ou la
maison, obtention de l’accord de la copropriété lorsque
les travaux concernent une transformation de local par exemple
ou qu’ils touchent aux parties communes de l’immeuble.
Un
notaire peut vous conseiller utilement dans l’établissement
de l’avant-contrat et de ses clauses. N’hésitez pas à faire
appel à lui.
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Ai-je
le droit de me rétracter ?
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Si l’avant-contrat est conclu sous seing privé, c’est-à-dire
entre l’agent immobilier et vous par exemple, une fois signé
il vous sera envoyé par lettre recommandée avec accusé de
réception. Un délai de rétractation de sept jours vous sera
alors accordé pour vous désister.
Si l’avant-contrat est passé
devant notaire, vous en recevrez à votre domicile le projet.
Vous disposerez alors d’un délai de réflexion de sept jours
pour refuser l’opération sans aucune sanction. Au-delà, vous
perdrez l’indemnité d’immobilisation.
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Quel est
le montant de la commission d’agence et qui doit
la payer ?
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Les honoraires appliqués par l’agent immobilier
ne sont pas réglementés. Ils doivent en revanche être clairement
affichés dans l’officine. La commission, en règle générale incluse
dans le prix de vente annoncé, représente dans la plupart des
cas entre 4 et 5 % du prix du logement. C’est à vous de la régler.
L’agent immobilier ne peut exiger le versement de ses honoraires
que s’il détient un mandat du vendeur et si l’affaire est réellement
conclue grâce à son concours.
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A quel
moment intervient la vente définitive chez le notaire
?
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Elle intervient dès que toutes les conditions de la vente
sont réunies. L’acte de vente définitif, appelé acte
authentique,
doit alors être signé chez le notaire par vous et votre vendeur.
Dans la plupart des cas, c’est le notaire du vendeur qui s’occupe
de la vente. Mais rien ne vous empêche de vous faire assister
par votre propre notaire : les honoraires dus pour la rédaction
de l’acte restent identiques et sont partagés entre les deux
notaires. C’est à ce moment là que vous devrez verser le solde
du prix et vous recevrez les clés de votre nouveau logement.
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A combien
s’élèvent les “frais de notaire” ?
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Ce que l’on nomme couramment “frais de notaire” ou frais
d’acte ne correspondent que pour une petite part à l’intervention
du notaire. Certes, pour accomplir toutes les formalités (vérifications
diverses, rédaction de l’acte authentique, signature…), celui-ci
perçoit des émoluments réglementés et il est remboursé de
ses frais. Mais c’est surtout le fisc qui prélève, par l’intermédiaire
du notaire, une part importante des frais que vous aurez à
verser.
Ainsi, vous devrez payer :
Droits d’enregistrement dus au fisc,
qui comprennent :
- la taxe communale de 1,20 % ;
- la taxe départementale de 3,60 % ;
- un prélèvement d’Etat qui s’élève à 2,50% de la taxe départementale
;
soit un total de 4,89 % du prix d’achat de votre logement.
Emoluments du notaire
Ils sont réglementés comme suit :
- de 0 à 3 050 € : 5 %
- de 3 051 à 6 100 € : 3,30 %
- de 6 101 à 16 770 € : 1,65 %
- au-delà de 16 770 € : 0,825 %
Au montant obtenu, il faut ajouter la TVA au taux de 19,60
%.
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Si je
réalise des travaux, puis-je obtenir des aides
?
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Adresse
utiles :
Anah (Agence
Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat)
254, rue de Bercy
75012 Paris
Tél. 01 53 46 64 30
www.anah.fr |
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Vous pouvez, en effet, bénéficier de certains avantages :
TVA à taux réduit
Depuis le 15 septembre 1999, les travaux réalisés dans un
logement (résidence principale ou secondaire) supportent un
taux de TVA réduit à 5,5 %. Cet avantage qui devait disparaître
au 31 décembre 2003 a été reconduit jusqu’au 31 décembre 2005.
Il concerne aussi bien les propriétaires occupants que les
bailleurs et les locataires.
Tous les travaux ne sont cependant
pas concernés. Il doit s’agir de travaux d’amélioration, de
transformation, d’aménagement et d’entretien, portant sur
des locaux à usage d’habitation, achevés depuis plus de deux
ans.
Les travaux de construction, de reconstruction ou de
surévaluation, de traitement des espaces verts, mais aussi
la fourniture de certains gros équipements (chaudière pour
immeuble collectif, ascenseur, sauna, jacuzzi…), ne sont plus
pris en compte et retrouvent un taux normal de TVA soit 19,60
%.
Crédit d’impôt
La loi de financement pour 2005 instaure une refonte du dispositif
de crédit d'impôt pour gros travaux. Les nouvelles mesures
s'appliquent dès l'imposition des revenus de l'année 2005.
-
Crédit d’impôt en faveur du développement
durable (art. 200 quater du CGI).
Le taux du crédit d’impôt est fixé à 15 % pour les dépenses
d’acquisition de chaudières à basse température, à 25 %
pour les dépenses d’acquisition de chaudières à condensation,
de matériaux d’isolation thermique, d’appareils de
régulation de chauffage, et à 40 % pour les équipements de
production d’énergie renouvelable ainsi que pour les pompes
à chaleur.
Pour un même contribuable et une même habitation, le montant
des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt ne peut
pas excéder, pour la période du 1er janvier 2005 au 31 décembre
2009, la somme de 8 000 € pour une personne seule et
de 16 000€pour un couple. Ce plafond est majoré pour tenir
compte de la situation de famille du contribuable.
-
Crédit d’impôt en faveur de l’aide aux personnes (art. 200
quater A du même code).
Le taux du crédit d’impôt est fixé à 25 % pour les dépenses
d’installation et de remplacement d’équipements spécialement
conçus pour les personnes âgées et handicapées et à
15 % pour certains ascenseurs ainsi que pour les travaux de
prévention des risques technologiques.
Pour un même contribuable et une même habitation, le montant
des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt ne peut
excéder, pour la période du 1er janvier 2005 au 31 décembre
2009, la somme de 5 000 € pour une personne seule et de
10 000 € pour un couple.
Ce plafond est également majoré pour tenir compte de la
situation de famille du contribuable.
Subventions de l’Anah (Agence Nationale
pour l’Amélioration de l’Habitat).
A condition que votre logement soit achevé depuis plus de
15 ans (sauf s’il s’agit de travaux d’accessibilité aux personnes
âgées ou handicapées, d’adaptation au travail de nuit et d’économie
d’énergie). L’Anah accorde des subventions pour effectuer
certains travaux d’amélioration et de réhabilitation.
D’autres
conditions s’appliquent également. Ainsi, après travaux, le
logement doit être occupé à titre de résidence principale
ou loué en tant que tel pendant au moins 9 ans. Un propriétaire
peut cependant reprendre son logement au bout de 5 ans pour
son usage personnel (y compris ascendants, descendants).
Peuvent
faire l’objet d’une subvention, les travaux destinés à l’amélioration
de l’habitat en matière de sécurité, de salubrité ou d’équipement,
d’économie d’énergie, d’isolation acoustique, de ravalement,
d’accessibilité des personnes handicapées. Les transformations
de bureaux en logements sont également éligibles.
L’aide est
accordée sans conditions de ressources pour les propriétaires
bailleurs. Ce n’est pas le cas des propriétaires occupants
qui doivent respecter certains plafonds de revenus.
Pour les
propriétaires bailleurs, le montant de la subvention est fixé
à 20 % minimum des travaux subventionnés, dans la limite d’un
plafond de travaux qui varie selon la surface et la situation
du logement.
Pour les logements à caractère social, la subvention
peut couvrir jusqu’à 70 % des travaux à condition que la location
soit consentie à une personne défavorisée. Une majoration
de 1 500 à 3 000 € est même possible, notamment dans les communes
relevant de la taxe sur les logements vacants ou dans celles
qui ont inscrit une opération programmée d’amélioration de
l’habitat (Opah).
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